Loi travail : Benoît Hamon sera présent au défilé

 

    de la France insoumise le 23 septembre

 

L'ancien candidat PS à la présidentielle a confirmé sa présence à la manifestation du 23 septembre contre les ordonnances sur le Code du travail. Et tenté de justifier son rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon.

Mardi, Jean-Luc Mélenchon tendait la main à Benoît Hamon pour qu'il participe à la manifestation anti-ordonnances travail du 23 septembre organisée par son mouvement. Deux jours plus tard, l'invitation est officiellement acceptée. L'ancien candidat PS à la présidentielle a confirmé ce jeudi matin qu'il défilerait avec la France insoumise le 23 septembre prochain. « J'ai appelé Philippe Martinez pour lui demander si nous pouvions nous inscrire et soutenir la manifestation du 12. Je pense aussi qu'il faut pouvoir dialoguer avec la France insoumise, même si je ne partage pas sa stratégie autour du coup d’État social, parce que tout ce qui doit contribuer à faire en sorte que ces ordonnances ne soient pas mises en œuvre et qu'on pense un nouveau contrat social est utile », a-t-il expliqué sur Europe 1.

 

 

« Le 12 et le 23, je veux l'unité. Je trouve ridicule, quand les mots d'ordre sont les mêmes, de ne pas se retrouver sur les mêmes combats », a-t-il poursuivi, taclant ainsi le Parti socialiste qui s'est contenté de diffuser un tract pour le 12 sans pouvoir se mettre d'accord sur une éventuelle participation.

 

«Pas besoin de tapis rouges et de tralala»

 

Les deux hommes ne se voient pas mais se parlent. « Pas besoin de tapis rouges et de tralala », a minoré Hamon. Car avec un score de 19% au premier tour de la présidentielle, « ne pas dialoguer avec lui ou ne pas considérer le poids politique qui est le sien serait une erreur ». Et même, « ignorer le "fait Mélenchon" serait de l'aveuglement politique », enchérit Hamon en insistant : « Cela ne veut pas dire qu'on s'aligne sur sa stratégie ».

 

 

 

Benoît Hamon veut croire que la gauche ne se limite pas à Jean-Luc Mélenchon. « On a des beaux combats à mener et sur ces questions – l'Europe, la démocratie, l'écologie, le travail -, la gauche peut se reconstruire ». Mais, selon lui, ce n'est pas « en disant j'occupe un espace entre Mélenchon et Macron. Je laisse ça à ceux qui veulent occuper l'espace, moi ce qui m'intéresse c'est de reconstruire des dynamiques politiques ». L'ancien député des Yvelines, qui confiait mardi dans Libération peiner à trouver un emploi dans le privé, revendique des « dizaines de milliers de militants » pour son mouvement du 1er juillet. 

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