Regards   Pierre Jacquemain | 4 décembre 2017

 

 

Manuel Bompard : "Il ne suffit pas d’additionner des étiquettes

 

pour créer des dynamiques"

 

 

Pierre Laurent lance un appel au rassemblement, lancement de Génération.s par Benoît Hamon, élections en Corse : tour d’horizon dans La Midinale avec Manuel Bompard, directeur des campagnes de la France insoumise.

 Sur le rapport de la France insoumise avec les autres forces de gauche
« Il va falloir que chacun éclaircisse ses positions vis-à-vis de la stratégie européenne. »
« Benoît Hamon a dit qu’il fallait que l’on mesure, je cite, “à quel moment on reste et à quel moment on doit sortir du jeu”. Si c’est un pas vers la stratégie du plan B, c’est une bonne nouvelle. »
« Le rassemblement doit faire tomber les frontières artificielles entre le monde politiques, syndical et associatif. »
« Sur des sujets de société ou des sujets de riposte, le rassemblement est nécessaire. »
« Il ne suffit pas d’additionner des étiquettes pour créer des dynamiques. »
« Sur les forces politiques, on ne théorise pas qu’il n’y a pas d’union ou d’unité. »

 Sur le fonctionnement de la France insoumise 
« Dans la France Insoumise, les grandes orientations politiques, stratégiques se prennent par des votes sur la plateforme. »
« Si vous additionnez les étiquettes de ceux qui se revendiquent entre guillemets de la gauche, ça fait 35%. »
« Il ne suffit pas d’additionner des étiquettes mais il faut engranger des perspectives mobilisatrices qui créent des dynamiques populaires. »
« La France insoumise n’a pas vocation à être un parti mais c’est plutôt une sorte de label commun dans lequel peuvent se retrouver des militants communistes, des militants d’Ensemble, des militants d’EELV. »
« C’est pas une arrogance que de dire “venez nous rallier”. »
« L’idée des campagnes, c’est de montrer que la France insoumise n’est pas qu’une force d’opposition. C’est aussi une force qui a vocation à proposer un projet alternatif pour le pays. »
« On n’est pas que dans la résistance, on peut aussi mener la bataille pour l’hégémonie culturelle. »

 Sur les élections en Corse 
« La France insoumise n’avait pas de liste en Corse. »
« Notre chance, c’est que le mouvement autonomiste est guidé par les autonomistes, pas par les indépendantistes. »
« Il faut engager le dialogue, c’est-à-dire avoir une offre politique qui tienne compte de ces aspirations autonomistes. »
« Quand on est une force politique qui veut exercer le pouvoir, il faut prendre en compte les réalités qui s’expriment. »
« Le mécontentement populaire, la contestation des politiques mises en place, elle s’exprime par le biais de l’offre autonomiste. »
« Il faut engager un dialogue avec [les 3 députés nationalistes corses]. »
« Il y a un partenaire possible pour avoir une discussion et un dialogue constructifs sur la place de la Corse dans la République française. »
« Si les autonomistes ne trouvent pas d’interlocuteur alors ce sera une radicalisation de leur point de vue et c’est les vrais indépendantistes qui vont prendre le pouvoir. »

 Sur le rapport de la France insoumise aux médias 
« Tous les moyens sont bons pour mettre à bas le poids du système médiatique. »
« Il faut qu’il y ait des sanctions. »
« Les médias ont une place trop importante dans la société pour qu’ils puissent agir de cette sorte en toute impunité. »
« Quand vous voulez transformer la société, vous devez vous attaquer à toutes les forces qui sont sur votre chemin, y compris la force médiatique. »